L'Université catholique, n° du 15 novembre
était le « saint cardinal », présent à cette cérémonie, malgré son état de souffrance et l’aggravation soudaine de ses douleurs. Cette journée était le couronnement de ses efforts, une première récompense . accordée par le Ciel à l’héroïsme d’un zèle persévérant et toujours pur dans ses motifs.
Dans l'enceinte du temple sacré, l'émotion était contenue par la sainteté même du lieu. Mais au dehors, dans les rues et sur les places publiques, la joie fit explosion et se traduisit sous les formes les plus bruyantes. Ce n’était plus seulement de l’en- : thousiasme; c'était de la jubilätion; c'était l'ivresse du délire.
Un autre événement, qui est comme la clôture du concile, mitle comble à l’allégresse publique. C'était la conversion et le baptème de trois Tartares envoyés par le kan Abaga pour faire alliance avec le Papeet les princes chrétiens contre les Musulmans. Ainsi le présent élail à la joie, et l'avenir à l'espérance. Hélas! cette joie ne devait pas durer longtemps, et ces es- pérances allaient s’évanouir comme un rêve, par suite de l’inconstance des Grecs! Le patriarche Joseph et le clergé de Byzance ameutèrent le peuple contre l'Église romaine; Michel Paléologue, malgré sa bonne volonté, fut impuissant à réprimer la révolte. Andronic, son fils et son successeur, renia le serment de l'union, persécuta les catholiques, et porta la fureur jusqu’à flétrir la mémoire de son père et à lui refuser les honneurs de la sépulture (1). Il détruisit ainsi en