‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 106 sur 121 · Histoire abrégée, 1. II, c. vu · texte numérisé non relu

Histoire abrégée, 1. II, c. vu

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Lyonnais ont vu le Saint, ils l'ont entendu, ils l'ont aimé; mourant, il a béni leur ville. C’est assez; il a droit de cité chez eux : ils veilleront sur ses ossements et garderont fidèlement sa mémoire. Et lui, du. -baut du ciel, se souviendra de la grande cilé qui lui a donné l'hospitalité et qui a recu son dernier soupir. Il aura des prédilections pour elle, et ses mains seront toujours pleines de bénédictions. Admirable échange qui se perpétuera à travers les âges, enrichissant la terre, sans appauvrir le ciel!

Mais, chose étrange! En dépit de la dévotion des peuples et de l'intervention directe de la Providence, la gloire du Docteur séraphique reste voilée pendant près de deux siècles! Et tandis que les restes des François d'Assise, des Antoine de Padoue, des Tho- mas d'Aquin, placés sur les autels, sont entourés de fleurs, de lumières et de toutes les marques de la vénération publique, ceux de Bonaventure gisent toujours sans honneurs dans la poussière du tombeau! L'Église romaine oublie-t-elle donc les services de celui qui a été le conseiller des papes et l’âme d'un concile œcuménique? Ou néglige-t-elle de prendre en considération les faveurs surnaturelles qui lui sont altribuées ? Nullement. Mais elle à ses lenteurs voulues : elle attend que le ciel lui fasse signe dé parler. Ce signe va lui être donné.

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