Hist. abrégée, p. 157, résumant la relation de Fodéré
2, 1bid., loc. cit. C’est par erreur que le P. Possevin, dans son Apparat sacré, nomme la Saône. La résidence des Cordeliers était riveraine du Rhône. Le récit de Fodéré paraît seul vraisemblable.
pacité, Il y a, dans son dépit, plus que de la colère; «ily a des désirs de sang (1) ». Et en effet. il se saisit de son otage, le P. Gaïette, sous prétexte de le faire conduire à Roanne, et lui adjoint un officier catholique qu’ont arrêté ses sbires et dont le nom mé-
rite de passer à la postérité, Béguin, « capitaine au :
service du duc de Nemours (2) ». A peine les deux prisonniers sont-ils sur le pont de la Saône, que les sicaires commis à leur garde s’élancent sur eux, les
frappent à coups de hallebarde et les précipitent dans la rivière (3). |
Enfin, au bout de deux ans, la ville de Lyon se ressaisit et secoua le joug d’une tyrannie qui lui était doublement odieuse. Mais dans ce court espace de temps, les Huguenots avaient trouvé le moyen d’incendier les monuments publics et de semer les deuils dans les familles. L'église Saint-Dizier en par-
tie détruite, le cloître de Saint-Jean mutilé, le cou-
vent des Cordeliers consumé par l'incendie, le sanctuaire de Saint-Bonaventure profané et ses reliques disparues, sans compter le sang des martyrs, voilà les traces que laissaient, de leur conquête d’un jour, ces iconoclastes du xv1° siècle!
« Effacons cette page de l’histoire! » s’écrie, au lendemain des guerres de religion, le président de