‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 115 sur 121 · Bulle Triumphantis Hierusalem · texte numérisé non relu

Bulle Triumphantis Hierusalem

tinuant à travers les âges la mission doctorale qu’il a Si brillamment inaugurée au concile de Lyon. Au concile de Trente, où prime saint Thomas d'Aquin, il

n’est pas oublié. C’est ce que nous atteste un témoin .

oculaire, le P. François Zamora, Général de l'Obsérvance, écrivant à l’évêque de Cuenca : « En voyant les hommes les plus graves, les plus doctes du concile

recorinander la doctrine de Bonaventure, je n'ai pu.

retenir mes larmes de joie et de satisfaction (1). » Aux conciles de Constance et de Bâle, les Commentaires de saïnt Bonaventure servent à réfuter l’hérésie des Hussistes. Au concile de Florence (1438), où s’agite de nouveau la question de l'union des Grecs, son âme semble planer sur l’assémblée et dicter, comme à

Lyon, les clauses de la paix. Au concile du Vatican,

il est avéc tés Pères qui proclament les prérogatives attachées au siège de saint Pierre et définissent l'in: faillibilité de la chaire pontificale.

Ïl jouit également d’une grande autorité auprès des théologiens. Véga, Médina, Alphonse de Castro, entre

autres, S’appuient de Son sentiment dans leurs trai-

tés : de la Justification, de la Foi, de l'Hérésie. Les Universités dé Paris, d'Oxford, de Salzbourg, dé Co: logne, l'ont en vénération. Celles d'Ossuna et de Valence, en Espagne, et généralement les Collèges franciscains consacrent un Cours spécial à l'exposition de sa doctrine. Magnifique témoignage de la science et de l'autorité, des Écoles et du Saint-Siège, répercuté dé siècle en siècle et déclarant, en dehors de tout es-

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