Lib. Sentent., 1. IH, d. I, p. I, q. 1; Hexameron, s
logisme ne suffit pas, et qui la veut vivante, radieuse, triomphante. Il a sous les yeux les basiliques aériennes de Notre-Dame de Paris, de Beauvais, de Chartres ; il veut que son ouvrage en reflète l’abon-
dante lumière, l'élévation, le symbolisme et les pro- :
portions harmonieuses. | Ce qu'il y a de plus étonnant, c’est que ce monument grandiose est une œuvre de jeunesse. Le fils des Fidanza ne compte que vingt-sept ans, quand il en pose la première pierre, et trente-six, quand il le
couronne par ses articles sur la vie future. De la ce
mélange de qualités et d'imperfections que remarque vite un œil tant soit peu exercé. Si l’on veut avoir toute la pensée du maitre, du théologien müri par les années, il faut la chercher, non plus seulement dans son Commentaire, mais dans ses opuscules qu'il inintlitule : Breviloquium, ltinerarium, Questlions controversées, dans tous ces chefs-d’œuvre où il développe largement les vérités succinctement énoncées dans le Commentaire.
D'un bout à l’autre, du reste, et dans tous ses ouvrages, sa doctrine garde le même caractère. Toujours et partout, elle est « sûre, pieuse, pleine d'onction (1) ». C’est le témoignage que lui rendent Sixte IV, Sixte-Quint, les théologiens les plus éminents et tous les maîtres de là vie spirituelle.
« Bonaventure, dit Sixte IV, pouvait en toute vérité
S’appliquer le mot du sage : J’ai désiré l'intelligence, el elle m'a élé donnée. Il a écrit de si belles pages sur