‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 46 sur 121 · Gerson, De exam. doctrin., Opera omnia, t. 1, p · texte numérisé non relu

Gerson, De exam. doctrin., Opera omnia, t. 1, p

SNS DS dé PAS LS 1:

« Le Docteur séraphique, remarque Trithème, est profond sans être diffus, subtil sans exagération, disert sans redondance, éloquent sans emphase. Parmi les auteurs ascétiques, les uns s’attachent à la doctrine, les autres à la piété. Saint Bonaventure a le mérite d’'unir l’une à l’autre, en les surpassant tous. Si donc vous voulez devenir à la fois savant et pieux, lisez ses ouvrages (1). »

« Sa doctrine touchant la théologie mystique, ajoute le P. Honoré de Sainte-Marie, est si vaste et universelle, qu’elle renferme toutes les matières de la vie spirituelle, depuis ses premiers éléments jusques à ses degrés les plus parfaits. Il n’y a point d'acte de vertu, soit acquise ou infuse, qu'il n’explique; point de communication, si sublime et si intime qu’elle soit, et de degré de contemplation ou d'amour de Dieu, qu’il ne découvre. Il n’y a rien dans la vie purgative, illuminative ou unitive, qu’il ne développe; point d’illusion, de tromperie ou de danger dans tout le cours de la vie spirituelle, qu’il ne prévienne. Enfin on ne doit pas considérer sa doctrine comme celle d’un docteur particulier, mais comme le miroir fidèle et une vive expression de la science des Pères.., et l’on peut dire qu’en matière de spiritualité, elle a pour garant toute l’antiquité (1). »

Terminons par la spirituelle saillie de saint Francois de Sales au sujet des deux princes de la théologie. « Il dit un jour que, quelque vénération qu’il

Page 1