‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 53 sur 121 · A NT TE PUS DORE TAN · texte numérisé non relu

A NT TE PUS DORE TAN

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d’Arezzo. Plus tard, ayant constaté de ses yeux le dévouement des Mineurs sur les différentes plages de l'Orient et l'importance des services qu'ils rendaient à l’Europe chrétienne, il redouble d'affection à leur égard. A son retour de la Palestine, il prend chaudement leur défense contre les attaques de Guillaume de Saint-Amour, consacre une partie de l'amende imposée à Enguerrand de Coucy à leur bâtir une église, cette magnifique église dont nous avons parlé plus haut (1), et s'inscrit lui-même en tête des Confrères du Saint-Sépulcre ou Pèlerins de Jérusalem, qui choisissent le même sanctuaire pour lieu de réunion (2). Bien plus, il confie aux disciples du Poverello l'éducation de son fils Pierre, pendant qu'un autre de ses fils, Jean Tristan, est chez les Dominicains : « souhaitant de tout son cœur que les deux jeunes princes vivent et meurent dans ces instituts, si Dieu leur en donne la vocation. »

« Lui-mêmeéchangerait volontierslemanteaufleur- . delisé contre la bure franciscaine, s’il n’était retenu

1. Enguerrand IV, sire de Coucy, avait fait pendre, sans autre forme de procès, trois jeunes gentilshommes flamands, coupables d’avoir chassé sur ses terres! Le roi le fit arrêter et enfermer dans une des tours du Louvre, et le livra aux juges ordinaires, qui le condamnèrent à la peine capitale. : Cependant, sur les instances des principaux seigneurs de la cour, il consentit à lui faire grâce de la vie et substitua une forte amende à la peine encourue. Le fruit de cette amende. fut partagé entre les Dominicains, les Franciscains et autres institutions de bienfaisance publique.On connaît la fière devise des seigneurs de Goucy, choisie par Enguerrand III (1250) :

« Je ne suis roi ni prince aussi « Je suis le sire de Coucy. »

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