‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 58 sur 121 · Ferdinand de la Cerda, fils aîné d’Alphonse de Castille · texte numérisé non relu

Ferdinand de la Cerda, fils aîné d’Alphonse de Castille

conscience vous reproche quelque infraction plus ou moins grave, lavez vos fautes dans les gémissements de la pénitence, et prenez la résolution d’être, à l'avenir, plus vigilante, plus humble, plus généreuse. — Vis-à-vis du prochain, au foyer et dans les relations sociales, appliquez-vous aux vertus de votre état. Soyez toujours et partout maitresse de vousmême : modeste dans les vêtements, simple dans les parures, gardant la modération en toutes choses, sans vous laisser aller aux folies d’une joie trop bruyante ni abattre par les chagrins ou les revers; obéissante vis-à-vis de vos supérieurs, affable avec vos égaux, compatissante à l'égard de toutes les infortunes; ayant toujours au cœur un invincible amour du bien et la haine du mal. — La prière, l'assistance à la messe tous les jours, la communion fréquente vous aideront à vous maintenir sur ces hauteurs. Vous £graverez dans votre mémoire l’image du divin Crucifié; et son nom béni, semblable au bouquet de myrrhe de l’épouse du Cantique des cantiques, embaumera votre cœur (1). »

On le voit, avant saint Francois de Sales, Bonaventure apprend aux personnes du siècle quel est le vrai secret de la perfection. Elle ne consiste ni dans les visions, ni dans les extases, ni dans aucune œuvre extérieure; elle a son siège dans le cœur et se résume en trois mots : l’accomplissement intégral et quotidien des devoirs d'état; l'esprit de foi qui sanctifie les actions les plus vulgaires, et l’espr:t de

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