‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 70 sur 121 · Auréole séraphique, 14 juillet, t. III, p · texte numérisé non relu

Auréole séraphique, 14 juillet, t. III, p

2. Virum eloquentissimum, pulcherrimum sermocinalorem. (Chronique de François de Fabriano.) — Doctrina admodum gratiosus, sed one in sermone. (Ptolémée de mn Hist. de l’'Egl., 1. XXV, © Xxx1.)

que venait de construire Philippe de Cambello. Cette translation, présidée par les évêques d’Assise, de Spolète et de Pérouse, fut un véritable triomphe. La Sainte avait été canonisée par Alexandre IV cinq ans seulement auparavant, et le souvenir de ses vertus était encore vivant dans toutes les mémoires (1).

Bonaventure ne se contenta pas de célébrer ses louanges. 1] vengea sa mémoire des outrages dont elle était l’objet et forca un prédicateur à réparer publiquement une insulte publique (2). De plus, il promit aux Clarisses le concours de son dévouement, écrivit pour elles le traité de la Perfection religieuse (3), et les assura du secours du ministère spirituel de ses religieux, conformément aux traditions établies par saint François lui-même. Bonne harmonie un instant troublée en 1263, — parce que les Sœurs réclamaient comme un acte de justice ce qui n’était qu’un acte de charité fraternelle, — mais promptement rétablie, par suite de l'esprit de gratitude et de docilité des recluses!

Admirables étaient les ovations de l’Alverne et d'Assise; mais quelle que soit leur splendeur, elles pâlissent devant celles de Padoue. Transportonsnous par la pensée dans cette ville, en compagnie de saint Bonaventure et du cardinal Guido, évêque de Bologne et légat pontifical. C’est le second dimanche

4. Sa vie a été écrite par Thomas de Célano, sur l’ordre du pape Alexandre IV. Le manuscrit original se trouve à la bibliothèque Laurentienne (Florence).

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