‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 82 sur 121 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

La méthode de saint Bonaventure ne differe pas de celle des autrés prédicateurs du moyen âge, si ce n’est par la faconde et l'ampleur. Il prend un texte scripturaire, l’interprète, le développe et en tire des applications morales. Symboliste en même temps que scolastique, il appartient à l’école de saint Antoine de Padoue. Comme lui, il vise plus à instruire qu’à plaire ; mais il Se cantonne davantage dans les sujets gracieux, et l’on sent qu'il aime à cueillir, Sur son chemin, les fleurs des champs les plus parfumées, pour en orner son discours. Sous Sa plume, « les vertus deviennent les fleurs de l'âme, et l'Église un parterre embaumé où croissent les Iÿs, les violettes et les roses, les vierges, les confesseurs et les martyrs (1) ».

Cependant il ne se confine pas dans les sujets gracieux, et il ne craint pas d'aborder l'étude des mystères les plus élevés du christianisme ou les matières les plus abstruses de la philosophie (2). Voici com-

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