Bonav., in c. IX Luce
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restaurer l'Église et ramener les peuples aux pieds du Christ. Ceci a été révélé à une personne digne de foi (1). » Cette personne digne de foi, c’est lui. Plus tard, dans la chapelle de la Portioncule, près d'Assise, il répètera les mêmes affirmations.
Ces quelques citations suffisent pour nous donner une idée du genre d’éloquence qui le distingue, et de l'esprit qui anime tous ses discours. Nous y relevons le mêmecachetquedans ses autres œuvres. Tout y porte l'empreinte d’un mysticisme qui plait aux âmes délicates, et d’un idiome à part, d’un idiome tout séra-
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phique, que l’homme ne saurait parler, s’il n’était
l’ami de Dieu. Puis on y entend cà et là quelques-uns de ces chaleureux accents qui caractérisent la véritable éloquence. Car, selon la judicieuse réflexion de Mgr Freppel, « l’éloquence est partout où se rencontre un cœur qui palpite, une âme qui tressaille,
une âme vivement éprise du vrai, du beau, du bien,
et qui exprime avec bonheur ce qu’elle sent avec force (2). »
4. Ubertin de Casal, Arbor vitæ, 1, V ; — Barthélemy de Pise, conf. 1 et 31; — Bernardin de Sienne, s, 3 de sligm. S. Fr. — Bonaventure fait allusion à cette vision dans la préface de sa vie de saint François.
2, Cours d’élog. sacrée, Bossuet, t. I, p. 36,