j^polog. pauper.^resp, III, cm
182 SAINT BOIs^AVENTURE.
tien se Tprolongea jusqu'à une heure assez avancée; d'iUustre ambassade se retira, ^c'était déjà l'heure de la collation du soir ; les religieux se irendireiit directement au réfectoire, ayant sdécidé de remettre la récitation -^des Compiles après le repas. Vigilant observateur delà régularité, Bonavenlure s'enquit ;si l'on avait satisfait à l'obligation de l\office. La réponse étant négative, avec douceur et une grâce touchante il représenta à ses frères que des deux exercices le plus sage était de -retarder le repas corporel; il les conduisit à l'église, et satisfit en leur compagnie à la récitation de la prière litui^ique. En souvenir de cet événement, on ne chante à Mugel l'office de Complies qu'à l'approche de lajiuit, et après le son de l' Angélus, ainsi que le rapporte Waddingi.
Soutenu par la vertu des cinq premiers dons du Saint-Esprit, Bonaventure s'éleva graduellement jusqu'à la perfection de la vie contem^plative. Instruit mystérieusement parle don d'intelligence touchant la personne adorable du divin Rédempteur il n'avait qu'une ambition : s'attacher à Lui, le chercher jusqu'à le posséder. Il le cherchait sur la croix par la. méditation constante sur la Passion. Da.ns le Lig?ium F^itœ il laisse libre cours aux effusions de son âme. Dans l'Eucharistie il trouvait son imaître. Le contemplant dans l'hostie il soupirait : « O bon Jésus, recueillez-moi dans vos plaies. Je vous en conjure, -faites que je sois tellement enivré de votre sang qu'en vous je me résolve tout en amour. Que votre douleur spénètre tout mon intérieur, en chasse tout amour étranger, qu'avec vous je sois crucifié au monde, afin qu'ainsi mort, ma vie soit toute cachée en Dieu! O ma vie, vie bienheureuse, inconnue du monde, et qui unie au Christ repose en Dieu, son vrai centre. Une seule chose m'est nécessaire, et je la désire ; dispa-