Acta SS. jul., III, p. 82i-8ji2. Venet
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Outre l'office du i4 juillet, on célébrait aussi la fête de la Translation des restes de notre saint, le i4 mars de chaque année.
Aussi longtemps que l'extrême pauvreté ne permit pas de faire mieux, les Frères Mineurs de Lyon se con tentèrent de l'humble oratoire de la première heure. Cent ans après la fondation de l'église primitive, on dut se résoudre à l'abandonner; comme on ne pouvait songer à l'agrandir, on la remplaça par la construction d'un nouvel édifice. A quelques pas de la petite chapelle construite en 12.2.6, un descendant de lai noble famille du pieux fondateur du couvent, Jacques de Grolée, jeta les fondements de l'église actuelle,, l'orienta vers le midi, contrairement à l'ancien usage de l'Eglise; c'était en iSaS.
Secondé dans son zèle par le saint empressement dés habitants, le généreux fondateur eut la joie de voir son œuvre achevée au bout de deux ans, telle du moins qu'il se l'était proposé, c'est-à-dire jusqu'au septième arceau! Les murs extérieurs se prolongeaient sans voûte ni toiture jusqu'à la place de la façade actuelle. Cet espace qu'occupait la foule aux jours de grandes solennités, s'appelait V Auditoire ou Prédicatoire.
Bien que nos chroniques n'en disent rien, on fit alors un premier transfert des restes de notre saint. En son Histoire des Grands Cordeliers., M^'" Pavy nous dit : « Bonaventure avait été inhumé dans la première basilique depuis la construction du nouveau temple en iSaS*. » Plus tard, la petite chapelle menaçant ruine, fut détruite.
Jacques de Grolée sut associer à sa généreuse initiative son sérénissime souverain, le prince Edouard de Savoie. Tout alla si bien que le i5 septembre iSaS,