Pavy, Les Grands Cordeliers, p
Piepre de Savoie, archevêque de Lyon, put consacrer la nouvelle église sous le vocable de Saint-François, en présence d'un concours immense de fidèles.
Le i4 mars i434 eut lieu la reconnaissance des reliques de notre saint. Son tombeau fut ouvert ; toutes les chairs étaient réduites en poussière, sauf le chef demeuré intact. Bien que Bonaventure n'ait pas encore: reçu les honneurs de la canonisation, on déposa néaînmoins ses restes sous un arceau ouvert à cet effet dans la muraille du chœur, du côté de l'évangile, de façon qae les Religieux pussent les vénérer du chœur, et les fidèles de la chapelle de Saint-FranGojis!. A cette époque, et tant que furent déposées les vénérables dépouilles, la foule y venait en telle affluence' « qu'on ne pouvait se; remuerl^ ».
Le tombeau était orné d'une arcade gothique, qui subsistait encore en 1747? mais dérobée sous une boiserie depuis l'an 1735, dit le P. Boule 2. Lorsque, vers la fin du XV® siècle, en 1482, le docteur séraphique fut mis au catalogue des saints, l'archevêque et cardinal Charles de Bourbon-, « favorable dans tous les temps à la gloire de notre saint, voulut d'abord que l'église où il était enterré portât son nom»; il la fit donc bénir de nouveau par son sujffragant M^'' de La Chassagne, évêque d'Utique; c'était le 6 avril i484- Depuis le 18 mai 1482, le Ministre général, dont « le gouvernement avait assuré à l'Ordre une paix si désirable et de si sages règlements, était élevé sur les autels; son culte devenu officiel par la bulle de canonisation, si répandu à l'avance parmi les habitants de Lyon, atteignit bientôt une extrême popularité ; les pèlerinages se multiplièrent à son tombeau, et des actes officiels de