Boule, loc. cit,^ r
l'échevinage, des rois et des reines de France, de nos gouverneurs et de nos archevêques, ne tardèrent pas à publier que son intercession n'était pas moins secourable qu'elle était recherchée^ ».
Godescard raconte que le corps de saint Bonaventure fut transféré en l'église de l'Observance située au pied du château de Pierre Seize ^ ; mais Charles VIII à qui est attribué ce transfert, ne fil pas autre chose que poser la première pierre dudit couvent. Au contraire, à son passage en la ville de Lyon en i^g^, marchant à la conquête du royaume de Naples, « il vint humilier au tombeau du saint l'éclat de son diadème. Sa personne, celle de la reine (Anne de Bretagne), son armée, ses espérances, il plaça tout sous sa protection ». Et pour laisser un gage de sa munificence et de sa dévotion, il fit construire à ses frais un fort joli oratoire de douze pieds de longueur et huit de large, afin qu'on y plaçât le sainte relique, jusqu'alors disposée sous une arcade. Pour ajouter à cette première' largesse, le monarque ordonna de placer les saintes reliques dans une châsse de cèdre, recouverte de noyer, que la reine fit envelopper de draperies d'or et de soie. La cérémonie faite en cette occasion fut digne de tels bienfaiteurs. Puis on ménagea en cet oratoire une petite ouverture grillée, donnant sur les deux chapelles de l'Assomption ^ et. de Saint-François, afin de ne pas dérober aux regards des pieux visiteurs l'objet de leur vénération,
■ Trois ans plus tard, la reine Anne fit séparer le chef et le plaça dans un buste d'argent, enrichi de pierreries d'un grand prix. Ce fut l'occasion d'une procession