‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 16 sur 143 · Regul, Nopit.j c. xiv · texte numérisé non relu

Regul, Nopit.j c. xiv

acceptera la pourpre cardinalice, alors que son humilité l'inclinait à fuir tous les honneurs.

Le silence est une vertu caractéristique du parfait novice; Irère Bonaventure aimera le silence, professera une indéfectible aversion pour la loquacité. A propos du silence, il écrira : « Parce que toute consolation divine est déniée au bavardage, tout le temps de ta vie ffarde un rigoureux silence. C'est dans le silence et l'espérance qu'est notre force ^. »

« Tais-toi en quelque lieu que tu sois, à l'office divin, en ton emploi, et toutes les fois qu'il y aura plus de trois frères. Depuis Complies jusqu'à l'heure de Tierce chaque jour, ne parle pas à moins qu'on ne t'interroge, ou n'y sois contraint par la nécessité ou l'utilité. Dans une âme que ne prémunit pas la muraille du silence pénètre aisément le javelot de l'ennemi, comme dit saint Grégoire 2. »

Le séraphique Père laissa à ses frères la recommandation de ne jamais se laisser absorber pur le travail ou l'étude de peur qu'ils perdissent « l'esprit du Seigneur et de la sainte oraison j). Dans la vie franciscaine, le rôle de Marie ne sera pas séparé de celui de Marthe, doctrine dont Bonaventure fera sa règle : « Quoi de plus doux et de plus suave que de voir Dieu en toutes choses, de ne considérer que lui en se dévouant pour le prochain, soupirant sans cesse vers lui avec une ardeur toute de feu ! O bienheureux celui qui sait unir la vie contemplative à la vie active! De la sorte il sert le Seigneur comme Marthe et avec Marie il demeure à ses pieds, s' efforçant ainsi de se conformer aux esprits angéliques qui nous assistent sans cesser leur contemplation divine... Bienheureux celui qui servant le prochain tient son cœur

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