‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 28 sur 143 · I. Opéra S., Bonav., t. V, serai, iv · texte numérisé non relu

I. Opéra S., Bonav., t. V, serai, iv

'38 3AINT BONAVENTUJIE.

coup de choses, il se trouve da^s l'àmej naiais sieloç les trois aspects il ejtiste dgns l'art éteruel. Par cet art et par la raison, il apparaît ?w re; il est clair que deux hjomïftes se re^s.enablent ; il n'eu e§t pas aiftsi de rhomme et d'un âne. ïl est doue uécfèssaiye qwe. cette ressemblance se base et repose sur quelque forme stable, non celle qui est dans un autre, car ceUe^ci est particulière, mais dans uue universelle. La raison uftiverselle n'est pas toute daps l'âme, mais dans la chose, in re, selon le processus du genre à l'espèce i.»

Au livre des Sentences il enseigue qu'en Dieu sout enfermées toutes les idées types, « per seipsum Deus est verissime exemplar », eu ce sens qu'en lui sont les idées de toutes choses : <( sed e;xemplar non est nisi in guo sunt rerum exeiuplatarurn ideœ ~ ». « En Dieu ces idées ne sont qu'«/2, ^ecunduni rem^ et multiples selon notre mode de comprendre et de nous exprimer 3. » « Ces idées ne sont pas multiples du fait qu'elles sont, mais en raison du pourquoi elles sont. »

Au lieu que Thomas d'Aquin et Roger Bacon peuvent être regardés comme les tenants de la science physique enpore naissante, et de la scolastique aristotélicienne en sa forme la plus parfaite, Bouaventure représente la spéculation platonicienne et mystique, déjà mise en oeuvre dans une certaine mesuTe par Efugues, Richard de Saint- Victor et saint Bernard. Sans répudier l'élément intellectuel il le range après la puissance vive des affections du cceur. Le platonisme tel qu'il l'entend, avait eu les faveurs du grand docteur d'Hippoue, avait été professé par l'école d'Alex^andrie, mis à profit par l'au-^ teur des ouvrpges mystiques du pseudo-Denis.

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