‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 30 sur 143 · AS«mî/«a^Aeo/., q. Lxxxiii, a. II · texte numérisé non relu

AS«mî/«a^Aeo/., q. Lxxxiii, a. II

faculté et puissance^ facultas et dominium, c'est-à-dire qu'étant composé de l'une et l'autre, sa puissance ou domaine s'exerce sur les actes des deux 1 ». -

Quand il s'écartera du sentiment des autres savants, -

jamais une expression blessante ou méprisante, jamais un qualificatif dédaigneux à l'égard de personne, sa plume respectera les opinions, le pieux docteur se contentera de ces simples paroles ou autres analogues : non plene satisfaeitf l'opinion adverse ne le satisfait pas pleinement. j

S'agit-il de thèses également soulenables, il posera la sienne, l'exposera avec clarté sans mépris pour qui que , ce soit. Sa maxime sera celle de saint Augustin, in duhiîs libertas, in omnibus charitas. Il défendra librement sa théorie, conservant en l'âme de vrais sentiments de charité envers tous. Par rapport à la nature angélique, il soutiendra l'opinion que dans les anges il y a matière et forme. Voici son raisonnement : « Il est certain que l'ange n'a pas une essence simple, exempte de toute composition ; il est certain qu'on y rencontre plus d'une sorte de composition. Mis en face de son principe, l'ange est composé en ce sens qu'en lui il y a dépendance. L'être très simple est absolu ; l'être contingent comporte une composition, parce qu'en lui se différencient ces deux termes : quo est, et quid est; en son être essentiel : ex que, etquod;en son être individuel : quod, quis. »

« Bien que dans son essence l'ange soit simple, cela n'est pas par privation de toute composition ; il est des modes de compositions qui ne le concernent pas ; mais au sujet de la matière et de la forme il y a discussion parmi les théologiens ; quelques-uns excluent dansl'ange ^ ;

toute idée de matière. Quant à moi, termine le séra-

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