‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 31 sur 143 · I. 5p/îi.,IT,dist. XXV, p.I,a. l,q. iT · texte numérisé non relu

I. 5p/îi.,IT,dist. XXV, p.I,a. l,q. iT

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phïqtie docteur, « la proposition qui me paraisse la plus vraie c'est qu'en l'ange il y a composilionde matière et de forme ^ ».

Cependant , il ne s'agit nullement de la matière grossière qui frappe nos sens. Dans l'ange comme dans l'âme humaine on ne doit admettre que la matière comme l'entend saint Bonavénture, c'est la matière première, donc l'être limité dans sa^ quiddité^ comme parlent philosophes et théologiens, « Materia prima est ens limitatum formaliter et quidditwe. H y a l'être illi^ mité, c'est Dieu, et l'être confiné en de certaines limites, • el c'est toute créature. »

« Ceux-là ont une idée plus subtile de la matière qui l'entendentmétaphysiquement comme cela a lieu quand on dit que la matière est l'être limité, et qui l'admettent également dans les anges ; oui, dit notre savant Guillaume Vorillon, ils sont t^Xms perspicaces que ceux qui, s'arrêtant aux choses visibles, ne savent pas élever les yeux de l'esprit au-dessus de la matière naturelle ou physique, comme sont ceux dont le regard s'abaisse sur ce qui est infime, et ne peut se fixer dans la contemplation de la vérité^. »

Le bienheureux Duns Scot embrassa cette doctrine bonaventurienne, pro fessant que tout être limité dans sa quiddité est composé de cette matière première métaphysique.

Nombreuses sont les thèses où la discussion demeurant libre, Bonavénture soutiendra ce qui lui semblera plus probable ou vraisemblable. Il fut un théologien foncièrement catholique, mais en matière d'opinion, resta indépendant.

Quand, à l'école on cherche la raison de l'Incarnation,

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