‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 44 sur 143 · I. De F festmûaf.^ f est. m · texte numérisé non relu

I. De F festmûaf.^ f est. m

connaissent Je Seîgneuriet ses diviaes faveurs. Toiy ours à la piste de brebis égarées, -quand ii est parveHU à Temettre dans la voie du salut un enfant de perdition, Bonaventure éprouve toutes les jouissances du Bon Pasteur. Sa charité est vaste, s'il est permis de faire une comparaison, vaste comme celle du Sauveur; elle embrasse le genre bumain dans le passé, le présent et l'avenir.

te âme bien-aimée, s'écriait-il, qu'aimes-tu, que désires-tu, que cherches-tu dans le monde?... Si tu te connaissais parfaitement toi-même, tu mépriserais le monde et ce qu'il contient; si tu comprenais que tu es une nature céleste, tu tjbhorrerais toute consolation terrestre .

« O âme, si tu gardais en ton esprit un perpétuel souvenir des joies célestes, tu ferais de ton exil comme un faubourg du royaume des cieux. .. Avance donc, non avec les pieds du corps, mais avec les affections et les désirs ; éours... Dieu le Père t'attend comme sa fille bîen-airaée ; le Fils, comme son épouse ehérie, le Saint-Esprit, comme son amie privilégiée. Dieu le Père t^ attend pour te faire héritière de tous les biens; le Fils, pour l'offrir le fruit de sa nativité et le. prix de son sang très précieux; le Saint-Esprit, pour te rendre participante de sa bonté et de sa douceur éternelles. Là cohorte des esprits bienheureux, famille du Roi éternel, t'attend pour te recevoir en sa compagnie. »

« Désire donc par-dessus toutes les choses cette société de tous les Saints i. »

A quelles sources puisa Bonaventure cette haute science philosophique, théologique et mystique? il nous le révèle : « Toute l'Ecriture sainte nous enseigne trois choses, à savoir la génération éternelle et l'Incarnation du Christ, la manière de vivre, et l'union de l'âme

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