‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 47 sur 143 · I. Saint Bonaventure, Opéra, X, 54; n. 2. Quaracchi · texte numérisé non relu

I. Saint Bonaventure, Opéra, X, 54; n. 2. Quaracchi

venture : « Certes, si jamais écrivain , depuis le grand évêque d'Hippone, sut porter l'éloquence dans les matières qui en paraissent le moins susceptibles, jusque dans les questions les plus ardues de la métaphysique chrétienne, c'est bien ce moine séraphique, dans les écrits duquel on ne sait ce qu'il faut admirer davantage, ou le parfum de piété qui s'en échappe, ou l'éclat des images qui s'y succèdent, ou la chaleur douce et pénétrante qui les anime ^ ».

Leur activité s'exerça souvent sur le même terrain; ils furent deux émules qui ne se jalousaient point; comme deux vaillants athlètes ils combattaient avec une égale énergie pour la cause commune, celle de Dieu et de l'Église.

Lorsque Guillaume de Saint- Amour et les universitaires soulevèrent la tempête contre les Ordres mendiants, chacun d'eux décocha le javelot qui devait terrasser l'ennemi commun.

A la même date, en laS^, le maître Christian lés déclara docteurs de l'Université.

Tour à tour ils furent l'un et l'autre les conseillers du pieux monarque saint Louis, qui les invitait à sa table.

Leur talent et leur venu attirèrent l'attention du pontife romain, qui les voulut honorer de la dignité épiscopale. Tous deux avec une égale persistante humilité déclinèrent un tel honneur. Thomas ne devint pas archevêque de Naples, et Bonaventure n'alla point occuper le siège d'York. En laSg, Thomas fut chargé par le chapitre général de son Ordre, tenu à Valenciennes, de préparer et dresser des statuts des études. Son travail fut adopté dans les maisons d'étude ydes Frères Prêcheurs. Bonaventure, dans les chapitres généraux

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