Serm. i, in Circuinc
l\. Gantic.^ vin, la. • — Serm. ii, in Septuages.
gée de mérites et de vertus. Le rameau est verdoyant, parce que toute bonne action doit s'accomplir par la vertu de la vraie charité 1.
Toute la prédication de notre saint est ainsi rehaussée par de poétiques allégories.
Saint Bonaventure fat un poète, un artiste ; et c'est à lui ainsi qu'à saint Thomas que Le Dante emprunta le fond de ses inspirations poétiques. Sur les bases solides de la doctrine philosophique et ihéologique de ces deux flambeaux de l'Eglise, l'auteur de la Dwine Comédie traça avec génie les grandes lignes de sa merveilleuse épopée. Sans doute il ne faut pas exagérer le parallélisme des idées pour en tirer des conclusions absolues ; néanmoins il semble que l'idée mère du voyage mystique à travers le Paradis se rapporte quant au fond à l'un des chefs-d'œuvre du docteur séraphique. Le Paradis du Dante est la forme poétique de ^Itinéraire de l'âme à Dieu, ainsi pensent certains critiques. La théorie sur l'amour développée dans le second chant, la conception de la beauté pour exprimer celle de Dieu, ne sont guère que la traduction des idées de Bonaventure. Une confrontation détiaillée ne manquerait pas d'intérêt, les rapprochements seraient faciles, où se reconnaîtrait aisément l'influence du grand docteur franciscain, Ernest Jallonghi cite divers passages des œuvres dantesques où le poète n'aurait fait qu'imiter le théologien.
« Par son mysticisme, dit l'allemand Henri Thode, Bonaventure a ravivé et confirmé le courant qui avait jailli du cœur de François... Ce brûlant amour divin, qui, allumé au feu du cœur de François, deviendra désormais pour la poésie un idéal nouveau ; cette passion qui délivrera Dante des liens des sens, à la fin de sa