‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 6 sur 143 · Op. ///, c. IX · texte numérisé non relu

Op. ///, c. IX

!io miNT bonîA::v:entiire.

se livrer aux.étude^,BQnaiwenture répondra : « Je .confesse que les curiosités te déplaiseut comme .elles m^e déplaisent, et comme elles déplaisent aux frères irer- •tueux,, îcomme elles déplaisent à Dieu et ^aux ,ang.e&. Je .ne prends.pas la défense. deceux qui ^se.divertissent dans la (lecture d'écrits enfantins, je les idéteste tout .autant que toi. Je t'en prie cependant, ayons l'un et l'^autre le zèle selonlla sagesse, de «peur de condamner plus qu'il •n'est séant. On considérera (parfois comme -des curieux •ceux qui justement tson.t les plus .studieux. .Si. afin de mieux comprendre la vérité quelqu'un étudie fies ouvra- .ges des hérétiques, on ne devra pas pour autant le ^regarder tcomme un curieux, «ou un hérétique, car ilest vraiment catholique. Ge n'est pas dévier de ilaipureté -de la vérité que d'étudier la doctrine des philosophes, attendu que leur enseignement aide à .une meilleure compréhensionde la vérité, et à la réfutation .de. leurs erreurs. Bien des conclusions ne s'obtiennent smème pas sans cela. C'est pourquoi, ivoulant juger avec jtrop .de rigueur, lon serait amené à taxer de curiosité les isaints eux-mêmes, ce qui est impie. Lis donc le traité de la doctrine chrétienne où Augustin démontre qu'on ne peut comprendre rjÉcritur.e sans la connaissance des autres sciences^. »

Quand viendra pour lui le moment de scruter les Saintes Lettres il pourra sans danger parcourir le -vaste champ des. connaissances profanes, car à lui ine .s'îippliquera sjamais le reproche d'ïsaïe^, .« malheur à vous qui descendez au pays d'Egypte, c'est-à-dire des sciences mondaines, et n'inti^rrogeZfpas :1a bouche ^de.Dieu ». « La sainte Ecriture est os Dei ^. »

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