Hexamer.^ Serra, xii
Pariiai les^ arts libéraux la musique était eernsidérée co^mime uaae des scienjcea les plus, utiles aux. candidats à. la yîe eeclésiastiquie;. Raban Maur parlant de la musique disait : « Cette discipliniez est si noMe et si utile que celui qui nie la possède; pas ne peut convenablenaent s'acquitter de l'office ecclésiastique *. » Ce n'est pas toutefois, remarquai à propos Roger Bacon, « qu'il soit BiécessaâîEe qu'un thîéole^ieni pratique l'art du;chant,et des iibStruBients de musique, mais il est inexcusable de; n'en posséder aucune notion^ y». <c La, musique, utile etgrar cieuse, est une vertu d'ans l'Église, etile&t bon que, pour stimuler les fidèles à la dévotion, iniervienB,e la. musique, dévote servante de FEglise^. » «A la sainte piété d.és fidèles ne convient nullement une sonorité molle et lascive, il faut une musique miodérée qui charme l'oreille:, et surtout élève doiucement. l'esprit vers les ckoses célestes »> ainsi s'exprimait le même Roger BaconA.
Devenu supérieur,, l'élève révélera sa compétence indiscutable, quand il écrira. : ce Le vrai mode de lire et àe chanter,, est de ne pas précipiter, de iaire des paaises ni trop longues ni trop courtes; respiirer ensemble et chanter de façon que la voix de l'un ne couvre pas celle de l'autre.,, si bien qu'on ne puisse distinguer chaque voix en particulier. »' Un maître moderne ne dirait pas mieux.. Puis, aj«»utera-t-il : » avant de lire; comme de chanter il faut s'y préparer ; tant à cause de la sainteté de l'office qu'à cause du. respect des assistants. Il y a des pauses à observer et il faut en tenir compte. » N'aura-t-il pas, appris de- saint Augustin?- que les silences font partie du chaBl, et que de leur observation dépend la beauté