‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 62 sur 143 · I. Lignuin vilœ, Jésus iranslanceatus · texte numérisé non relu

I. Lignuin vilœ, Jésus iranslanceatus

a. Lignum vitce^ Jésus liber signalas.

quam gloriosa est civitas cœlestis, mansîo secura...

attende, quara luminosa, quam splendida est civitas illa cœlestis, quae non indiget sole neque luna, ■ ut luceant in ea, sed ipse Dominus, sol justitise, candor lucis aeternse lux ejus est, /î

et lucerna ejus

Agnus... ^

O anima, licet hic sis corpore^ illic esto mente*, quia ibi est requies sine labore, .

vita sine morte, juventus sine senectute, lux sine tenebris, pax imperturbabilis^. »

Est-il musique plus délectable, symphonie plus douce, plus capable d'emplir l'âme d'allégresse et de bonheur céleste?

Même en sa prose Bonaventure fut un artiste, un musicien. Sa phrase est comme le murmure d'une suave mélodie. L'emploi très habilement ménagé des différentes formes du cursus prépare si bien les cadences des périodes et des incises, dispose si parfaitement la succession des accents que la chute des syllabes et des mots ressemble à un rythme musical. Les sons se précipitent, se ralentissent, courent, s'élancent, volent

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