‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 89 sur 143 · Eccli. , IV · texte numérisé non relu

Eccli. , IV

126 SAINT BONAVENTÏÏilE.

cite les^ oh efs d'accu salioa s portées contre frère Jeaa de Parme et ses compagnons.

r° Il maltraitait cenx qui louaient et admettaient tes interprétations sur la Règle faites par les souverains pontife^ et les docteurs, et en demandaient d'autres que le testament de saint François;

^° Il voulait les obliger à observer le Testament le disant de même antorité que la Règle, et devant être plus respecté ,•

Z° Il s'était attribué Fesprit de prophétte, ayant avancé que l'Ordre serait séparé en deux branches, l'une composée de ceux qui observaient la Règle en- toute sa pureté, et l'autre composée de ceux qui acceptaient ou se procuraient des privilèges et des déclarations de la part des souverains pontïfes; mais qu'il viendrait dans la suite une congrégation de pauvres bénis du ciel, qui l'observerait dans sa pureté ;

4° Ledit frère Jean de Parme défendait l'abbé Joachim, même dans les choses que l'abbé avait avancées contre Pierre Lombard.

« Malgré la vénération, l'amitié et toute la considération qu'il avait pour son prédécesseur, dit Ange de Glareno, saint Bonaventure dut céder aux instances des adversaires fort nombreux de Jean de Parme. C'étaient des hommes des plus considëraibles de l'Ordre qui l'accusaient d'avoir des sentiments contraires à la foi. Quoique saint Bonaventure n'ajoutât aucune foi à tant d'accusations, il dut malgré tout céder à l'importunité des requêtes juridiques des adversaires du saint frère Jean; il fallut que la douceur cédât à la justice, il fallut laisser procéder dans toutes les formes, et même exiger par serment de chacun des accusés qu'ils répondraient selon la vérité à tous les interrogatoires^. »

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