‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 9 sur 143 · I. Rog.Bacon, Opus III, c. r.xxv · texte numérisé non relu

I. Rog.Bacon, Opus III, c. r.xxv

des mystères invisibles de Dieu. Or donc que la sagesse de Dieu nous est livrée par les voies de la musique, de la métrique et de la rytHmopédie, il est nécessaire à tout bon thélogien d'avoir la notion de ces parties de la musique 1. »

Tout ce qui peut faire l'objet d'une connaissance utile au ministère des âmes mérita l'attention de cet élève. Il lé dira : « Toute science vient de Dieu, aussi bien dans l'ordre mécanique, sensitif et philosophique que dans l'ordre théologique. La science de l'art mécanique est une lumière extérieure 2. » « Chacune des sept branches de l'art mécanique a sa raison d'être ; car tout art existe, ou pour consoler, c'est-à-dire dissiper la tristesse, subvenir à l'indigence, être utile ou commode; ou même simplementpour procurer une délectation. .. » « Le savoir n'est pas un but, mais un moyen », comme le rappelle si justement Lecoy de la Marche 3, « sa dernière fin n'est pas un simple agrandissement de l'intelligence, mais le salut de l'âme ». Jean Fidanza ne négligera aucune des branches du Quadrivium pour cette raison justement que : « ces sciences disposent à la compréhension de l'Ecriture*... Il brillera et se distinguera en toutes les sciences de son temps; rhéteur, dialecticien, musicien, il sera encore historien. Les études historiques, il est vrai, ne faisaient pas alors partie intégrante du programme scolaire. Les étudiants ayant parcouru les divers degrés des connaissances enseignées dans les écoles, le cycle des humanités était clos. Est-ce à dire cependant qu'on doit s'abstenir d'aborder les questions d'histoire? Non^ vraiment. Déjà les auteurs chrétiens, à rencontre des païens cherchaient dans les récits du passé

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