Monum. Francise. Eccleston. coll. x
LE MINISTRE GÉNÉRAL. SON OEUVRE. Ï3.y
L' AUemagn e possédait alors Frère David d'Augsbourg^ auteur d'un commentaire, sur la Règle, et de quelques traités de perfection. Frère David: mourù* en la^a.
En laySji l'Eglise de Bale^ avait pour évêque Frère Henri d'Isinghen.
Puis ce fut, en France, ï'r ère Eudes Rigauld, excellent dialecticien, éloquent orateur^, grand ami de saint JLouis, qui l'emmena avec lui en Orient en larjo. Dans l'Ordre il se distingua comme docteur et. professeur de théologie, et à ce titre assista au premier concile de Lyon, en 1246. Le pape Innocent IV ayant alors reconnu son grand mérite, l'éleyia à la dignité épiseopale, lui assignant pour siège k cathédrale de Rouen, où il mourut en la^S. C'est encore Frère Jean de Balastro, qui pendant le second Concile de Lyon servit d'interprète pour la langue grecque à l'empereur et aux évêques. Le Concile terminé, Jean s'en retourna en Orient, et mourut a Constantinople. Le jour de sa mort il opéra plus de trois- cents miracles^, si bien qu'à ses obsèques les Grecs chantèrent Tinvi- , tatoire : Regem coiifessorum Dominum, riniroït : Os^ Justi et l'office d'un confesseur^.
Les annales séraphiques des nations latines fourniraient bien d'autres noms; car en< ce grand siècle nombreux furent les Frères qui s'illustrèrent et méritèrent bien de l'Ordre et de l'Église par leur savoir, leur zèle et leur piété. On. vit en efi'et des légions d'Apôtres foasnciscaîns voler a la conquête des âmes, d'aucuns avec mission ou délégation du Saint-Siège apostolique.
Malheureusement après la mort de saint François^ tous ne surent pas s'en tenir à une modération discrète.. Le besoin de savoir et la curiosité d'apprendre fit qu'on outrepassa les justes limites, et que quelques-uns