I. P. L. Lemmens, der heil. Bonaventum, p
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en toute hâte àPérouse se jeter aux pieds du pontife, de qui il obtint de ne pas donner suite à cette nomination. , .
En ce voyage de retour en Italie, le séraphique docteur passa par Lyon, d'où il expédia une lettre au doyen et à tout le chapitre de Sarrebourg dans la Province d'Alsace, accédant au désir qui lui en avait été exprimé de fonder en cette ville une résidence de l'Ordre ^
C'est vers la même époque que le pape Clément IV trancha une question pendante entre les deux grands Ordres Frères, déclarant que nul Frère Prêcheur profès ne pouvait être refçu par les Frères Mineurs, et vice versa aucun Frère Mineur par les Frères Prêcheurs.
En vertu de cette même autorité apostolique, il fut décidé que nul inquisiteur dominicain ne devrait procéder judiciairement contre un franciscain ou inversement un franciscain contre un dominicain.
Au mois d'avril 1266 furent tenues à Paris les assises du chapitre. A l'issue de ces assemblées solennelles, le zélé ministre adressa à tous les provinciaux une lettre circulaire touchant les besoins intérieurs de l'Ordre. Une fort heureuse initiative de ce chapitre fut l'institution des thèses publiques. Crévier dit à ce propos : « Une pratique fort utile soit pour prévenir les écarts des maîtres, soit pour connaître les progrès des disciples, avait été, quelques années auparvaiit, introduite par saint Bonaventure dans l'Ordre des Franciscains... qui fit soutenir en sa présence des thèses publiques sur la théologie dans le collège des Cordeliers. Cet exemple parmi eux a passé en loi, et même a été imité par plusieurs autres Ordres religieux. La tenue de leurs chapitres généraux est toujours accompagnée