Wiilibald, c. 6, p. 4SI) s*est trompé de date en racon
Boniface regagna la Germanie en passant par la cour du roi lombard Luitprand, où il trouva une large hospitalité à Pavie, puis il visita successivement, sans s'y arrêter longtemps, la Bavière et la Thuringe, et il était en Franconie lorsqu'il apprit la mort du ducRadbod*. Ce redoutable ennemi des Francs et du christianisme venait d'expirer au moment où les ennemis coalisés de Charles Martel comptaient sur la diversion qu'il opérerait au nord, pendant qu'eux-mêmes attaquaient au sud. La diversion n'eut pas lieu; Charles garda les mains libres du côté de la Frise, et l'Église naissante de ce pays put respirer sous l'autorité plus humaine du duc Aldigisil II, successeur deRadbod, rallié dès le premier jour à la cause des Francs*. Boniface dut voir le doigt de Dieu dans la disparition du persécuteur au moment même où, revenu de Rome en Germanie, il se demandait quel pays il donnerait pour théâtre à ses premiers travaux. La Providence semblait lui répondre éloquemment en lui ouvrant l'accès de la Frise, qu'il avait une première fois abordée en vain. Un rêve qu'il fit à cette époque le confirma dans sa croyance. Il lui sembla qu'il travaillait dans les
tant que ce changement de nom n^a eu lieu que lors du second voyage de Winfrid à Rome. Il est facile de le convaincre d'erreur, puisque déjà en 719 le nom de Boniface apparaît dans la correspondance du saint, mais on a eu tort de s'autoriser de cette erreur pour rejeter tout le récit de Willibald. Cf. Loofs dans Zeîtschrift fur Kirchengeschichte^ t. V {1882), pp. 623-629.