‹ Saint Boniface (680-755)Chapitre 42 sur 82 · I. Epist^ 70, p. aoi et 67, p. igS · texte numérisé non relu

I. Epist^ 70, p. aoi et 67, p. igS

Ce qui est beau, après ce grand triomphe qui semble ne plus rien laisser à faire au zèle du légat du Saint-Siège, c^est qu'après avoir ainsi régénéré rÉglise franque, Boniface tourne de nouveau le regard du côté de sa patrie, qui a besoin, elle aussi, d'être relevée, et qu'il cherche à Tentraîner dans le courant salutaire de la réforme. C'est cette préoccupation à la fois patriotique et religieuse qui inspire sa lettre à l'archevêque Cuthbert de Canterbury, dans laquelle il lui communique les résolutions de l'épiscopat franc et l'invite à entrer dans les mêmes voies. Il lui remontre avec force les abus qui déshonorent la vie religieuse de l'Angleterre et le supplie d'y porter remède*. Pressé de plus par deux lettres instantes du pape Zacharie, le primat d'Angleterre obéit, et le concile de Cliff, réuni par lui au cours de cette même année, fut comme l'écho lointain des grands synodes du continent. L'influence de Boniface est visible dans les canons du concile anglo-saxon, qui consacrent, parfois dans les mêmes termes, les réformes que le légat du pape avait fait passer dans la législation ecclésiastique des Francs^. Ainsi la

I. Epist, 70, pp. aoo-aio. Ou ne comprend pas comment Jaffë peut dater cette lettre de 748, alors qu'il est évident qu'elle est antérieure au concile de Cliff, qui fut tenu en septembre 747. Aussi Dûmmler, dans son édition de la correspondance de saint Boniface, est-il revenu à la date de 747.

a. Par exemple c. 3 et a5 sur les devoirs des évéques, reproduits littéralement d'après Epist, 70, et c. ai contre l'ivrognerie, inspirés manifestement de Epist 70, p. aog, infra. V. les actes du concile de Cliff dans Uaddan and Stubbs,

LA RÉFOIOiE DE L'ÉGLISE FRANQUE. 103

sollicitude du grand réformateur embrassait à la fois le continent et Tile, et son zèle apostolique se répandait sur ses deux patries.

CounciU and ecciesiastUal documents relating to graat Britaln and Jrelandy III, p. 36o et sulyantes.

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