I. Epist, 4^! pp* ii5 et ii
a. Epist, 43, pp* lao et 121.
écrire de pareil, et de ne pas nous suspecter d'un forfait qui nous fait horreur. Loin de nous et de notre clergé de vendre à prix d'argent les dons du Saint- Esprit, que nous avons reçus gratis ! La seule idée, le seul nom de simonie nous est odieux, et nous disons anathème à quiconque la pratique ^ ! » Toutefois, le pape ne garda pas rancune à son courageux légat ; dans la lettre même où il lui répond avec cette véhémence, il lui donne des marques de sa faveur, attestant par là combien il apprécie le courage et la sincérité de l'homme qui a su lui écrire ainsi. En vérité, voilà un noble dialogue, et si cet autre moine saxon qui, sept à huit siècles plus tard, arracha la moitié de l'Allemagne à l'unité catholique sous prétexte d'autres abus, avait eu le cœur et trouvé les accents de Boniface, il est permis de croire qu'il aurait mieux mérité du genre humain et de la civilisation.
Nous glisserons plus rapidement sur les relations épistolaires du saint avec d'autres personnages de la cour de Rome. De ce nombre était le diacre Gemmulus, à qui il écrit une lettre des plus affectueuses et auquel il recommande les femmes anglo-saxonnes venues en pèlerinage au tombeau de saint Pierre. Gemmulus remplit des fonctions importantes à la chancellerie pontificale et, comme tel, il a souvent l'occasion de rendre service au légat de Germanie; il proteste que rien ne lui est plus à cœur, il ne cesse