‹ Saint Boniface (680-755)Chapitre 47 sur 82 · Epist, io4f p* a · texte numérisé non relu

Epist, io4f p* a

et de liturgie. Mais le ton de Técrivain s'attendrit et prend quelque chose de particulièrement cordial et affectueux dans les missives qu'il adresse à son ancien évèque et ami Daniel de Winchester, à qui il donne le nom de père. Il a appris par un prêtre venu de Bretagne en Allemagne que le vénérable vieillard perd la vue : « Vous avez des yeux qui peuvent voir Dieu et ses anges, et contempler les joies de la Jérusalem céleste. C'est pourquoi, plein de confiance dans votre sagesse et dans votre patience, je croîs que Dieu vous envoie cette épreuve pour vous faire progresser dans la vertu et pour augmenter vos mérites. Que sont en effet, dans le périlleux voyage du siècle, les yeux de notre corps, sinon, en grande partie, de vraies fenêtres du péché, par lesquelles nous regardons le mal et ceux qui le commettent, et — ce qui est bien pire — nous laissons entrer en nous-mêmes les souillures que nous contemplons et convoitons. » Ces consolations empruntent un caractère spécial à une ligne qu'on lit un peu plus haut dans la même lettre, et où Daniel est prié d'envoyer à son ami un livre écrit de la belle main de Wiubreclit, l'ancien maître de Boniface. « Car, dit-il, ma vue baissant, je ne puis plus lire les écritures menues et cursives*. » Est-ce se faire illusion que de voir dans ce propos, jeté comme en passant, la preuve d'une délicate attention envers Tami éprouvé ? C'est le consoler que

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