Epist, 3i, p
muûion de votre charité. Priez aussi pour les peuples germaniques livrés au culte des idoles; demandez à Dieu, qui a versé son sang pour le salut de tous les hommes, de leur faire connaître leur Créateur, et de les amener dans le sein de TÉgliseleur mère. Accordez encore vos prières et le suffrage de vos saints sacrifices aux frères endormis qui ont peiné avec nous dans les moissons de Dieu, et dont le porteur de cette lettre vous remettra les noms*. »
Trois porteurs de couronnes figurent parmi les correspondants du saint : ce sont Ethelbert II, roi de Kent, Aelbwald d'Estanglie et Ethelbald de Mercie*. Ces hautes relations attestent le prestige dont Boniface jouissait dans son pays natal, et le ton à la fois respectueux et confiant avec lequel lui parlent ces illustres personnages ne le montre pas moins. Ils échangent avec lui des présents et Tentretiennent d'intérêts spirituels : Aelbwald lui propose une association de prières pour les morts; Ethelbert se réclame auprès de lui de sa parente Bugga, qui lui a promis que le saint prierait pour lui. Les lettres de Boniface à ces deux rois sont perdues ; nous avons conservé celles qu'il écrivit à Ethelbald, et il y en a peu dans sa correspondance qui soient plus glorieuses pour lui. La noble franchise avec laquelle il lui reproche ses vices atteste à quel niveau élevé se tenaient les relations de Tapôtre avec ses souverains, et explique la