‹ Saint Boniface (680-755)Chapitre 51 sur 82 · Epist, 90, p · texte numérisé non relu

Epist, 90, p

2, V. Epist, 59, 71, 74 et io3.

vénération qu'ils lui portaient. Etbelbald, à vrai dire, était de longue date Tami de Boniface, qui Tavait connu ayant son départ d'Angleterre ; mais les précautions vraiment extraordinaires que prend le saint pour arriver à sa conscience suffisent pour faire appréciera quel danger il s'exposait vis-à-vis de ce puissant, en essayant de le ramener à son devoir. Il commença par lui dépêcher un premier message, dans lequel il lui annonça Tenvoi de cadeaux dont il savait le prix aux yeux d'un roi chasseur et guerrier : un autour, deux faucons dressés, deux boucliers et deux lances ; en même temps, il le priait de faire bon accueil à un autre message, qui ne tarderait pas à suivre le premier. Puis, il fit signer par sept évêques l'admonestation qu'il lui adressa, afin de donner à cet écrit le caractère solennel d'un document conciliaire. Il écrivit en même temps à un prêtre anglosaxon nommé Herefrith, sans doute en faveur à la cour, pour le prier d'appuyer ses remontrances auprès du roi, car, ajouta-t-il, nous savons que vous craignez Dieu et non les hommes, et que le roi ne dédaigne pas, à l'occasion, de prêter l'oreille à vos avis*. » Enfin, sa lettre annoncée et recommandée avec ce luxe de précautions partit. C'était un modèle de prudence et d'énergie à la fois; elle débutait par l'éloge chaleureux des vertus du roi, de sa charité, de son esprit de justice, pour aborder

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