‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 100 sur 153 · I. Can. I et · texte numérisé non relu

I. Can. I et

dant de lui. Avec joie les successeurs des Apôtres propageaient cette marche en avant de l'Evangile au milieu des forêts et des plaines, dans les cantons ruraux et les bourgs infectés encore de paganisme. On se figure le travail de pénétration chrétienne dans notre Gaule au v^ et au vi** siècle, en lisant et comparant les annales des missions contemporaines parmi les infidèles. Moins il y avait d'évêchés, plus lente était l'extension cathohque. A proportion de la proximité des sièges ou des communautés religieuses, se muliiplient les conversions. Voilà pourquoi Césaire est heureux d'envoyer des colonies de clercs s'établir à demeure au centre des agglomérations de la campagne. Il s'intéresse aux paroisses constituées et à celles qui se forment; il favorise les chapelles domestiques des grands seigneurs vivant dans leurs immenses villas. Cependant ce qu'il exige pardessus tout, c'est une vie absolument sacerdotale. Ah! le clergé de la campagne, combien l'évèque d'Arles l'a aimé ! Quelque chose de cette prédilection jaillit des lignes sobres de ses canons. Néanmoins nous verrons bientôt mieux le cœur du père dans ses homélies aux paysans. Là, il semble qu'il vit comme eux, tant son observation est juste, incisive et son œil simple. Visites pastorales fréquentes, précis d'instructions communiquées aux prêtres, zèle catéchistique, distribution de ressources : en tout, Césaîre est un apôtre. Nous ne crovons pas que quelque évêque l'ait dépassé dans son idéal et dans ses réalisations. Selon M. Malnory, personne après saint Martin n'a poussé à ce point la diffusion des pratiques religieuses dans la campagne^,

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