‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 103 sur 153 · I. Liber I, cap. v · texte numérisé non relu

I. Liber I, cap. v

que soutint la réunion de Valence. Le mémoire théologique adressé au Pape par Césaire et renfermant les points de doctrine qu'il voulait faire décider nous a été transmis. Labbe l'a publié d'après un manuscrit de Saint-Maximin de Trêves^. 11 porte le nom de Capitula sancti Augustini in urbem Romam transmissa. Les idées, en effet, sont de ce docteur et souvent les expressions, mais tout cela est habilement compilé.

Sous la forme brève de canon, le manuscrit césarien retourna de Rome à Arles modifié et tout prêt pour un concile.

Césaire, ayant son document en mains, convoqua ses collègues. Ce fut à Orange, sur les confins de sa province et dans le voisinage de la juridiction de Vienne.

Beaucoup d'auteurs ont placé le concile d'Orange avant celui de Valence, dont les décisions nous manquent; mais les raisonnements de M. Lejay nous semblent fort en faveur de la postériorité. « Cette hypothèse, dit-il, était nécessaire, lorsqu'on voyait dans Césaire un partisan modéré des idées augustiniennes. Or la découverte de l'opuscule par dom Morin^, l'étude des sermons, le rapport établi entre la décrétale d'Anastase II et les débuts théologiques du saint, prouvent qu'il a été jusqu'au bout du système et qu'il n'a jamais cessé de le prêcher durant sa longue carrière. C'est l'incident nécessaire qui montre pourquoi Césaire a voulu codifier les idées augustiniennes à cette date et non à une autre, et pourquoi il a pu supporter quelques atténua-

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