I. P. LejaV; op. c, p
divin, le mérite de l'homme, l'infirmité du libre arbitre, la miséricorde de Dieu, la source de la vertu chrétienne, le rôle de la grâce, l'amour de Dieu, la nature et la grâce, l'obligation des vœux, la volonté de Dieu et de l'homme, les sarments de la vigne, etc.
Pour donner un peu de vie à ces sentences et les rendre plus pratiques, Césaire les a quelquefois modifiées, comme celles où il est dit de ne pas se lasser de demander l'aide de Dieu et d'opérer de bonnes actions.
Enfin, comme si toutes ces additions ne suffisaient pas, Césaire ajouta une longue formule de profession de foi, qui est un acte d'ardent amour. Il y affirme l'affaiblissement du libre arbitre et répudie avec horreur toute solidarité avec ceux qui enseignent la prédestination au mal, s'il en est. « Oui, à ceuxlà, au cas où ils existent, je leur crie de toutes mes forces : Anathème. Il est manifeste que, dans toute œuvre bonne, l'initiative vient de Dieu sans aucun mérite de notre part : il inspire la foi et l'amour, et par son secours nous pouvons lui plaire ensuite. Tous les baptisés ont le pouvoir et le désir de faire leur salut en donnant leur concours à la grâce du Christ. »
Tel fut le formulaire de doctrine souscrit à Orange : éloquent et précis, il est en même temps modéré quant aux personnes et très net sur les principes. Pour le faire accepter comme émanant de Rome, il fallait une pièce authentique. Des messagers partant de Provence coururent vers Félix IV et sollicitèrent sa sanction explicite. C'est Boniface, l'homme de confiance et l'archidiacre du Pape, qui les reçut. Félix IV étant mort le 20 ou le 22 septembre 53o^,