I. Liber Pont if. ^ LVII
le Liber Pontificalis nous parle des protestations et des désordres même qui éclatèrent contre la prétention de transmettre le siège pontifical comme un héritage, Boniface II, désigné par le défunt, eut un rival dansDioscore, qui décéda le i4 octobre suivant. Les incidents du nouveau pontificat ont pu retarder l'approbation du concile. La lettre qui confirme les définitions d'Orange est seulement du 2 5 j an vier 5 3 1 1 . Sirmond la place après le texte du concile et Maassen publie une note, du ms. de Saint-Maur, qui est attribuée à Césaire. a Quiconque, y est-il dit, croit autrement que la décrétale de Boniface II et du concile d'Orange touchant la grâce et le libre arbitre, est en contradiction avec le Saint-Siège et l'Eglise catholique 2. ))
Césaire avait atteint son but. En fermant l'interminable controverse gallo-africaine, il avait soulagé les esprits et tourné les cœurs vers Rome. Sa foi dans l'autorité du Pape est une des caractéristiques du saint évêque, aussi bien que son goût pour la codification des croyances. Ce qui est frappant dans cet homme simpliste, si ferme, si vigoureux, c'est l'accent de sa tendresse. Même dans un formulaire sec, abstrait, comme celui des canons d'Orange, il prend un ton humain, accessible aux délicats sentiments de la psychologie mystérieuse de la religion.
Orange, qui possède de si beaux édifices anciens et des souvenirs si nombreux des vétérans de la deuxième légion, n'a conservé aucun débris de la basilique libérienne, car il serait difficile de recon-