‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 111 sur 153 · I. Opéra S. Augustlni, Appendix, serin · texte numérisé non relu

I. Opéra S. Augustlni, Appendix, serin

TOUS devez être hospitaliers vous-mêmes, mes frères, et imiter l'exemple de ces patriarches.

(( Mais ces trois voyageurs auxquels on prépare trois mesures de farine pour trois pains sont l'image de la Trinité des personnes, et le veau tendre et bon symbolise Jésus-Christ qui versa son sang pour nous. Au surplus, Abraham lavant les pieds de ses hôtes nous in\dte à imiter son acte de charité lorsque nous recevons les pèlerins de Dieu. Oui, lavons-leur les pieds, ne laissons point sur eux un brin de poussière, car c'est Jésus-Christ que nous traitons en leur personne. N'a-t-il pas écrit : J'étais pèlerin et vous m'avez reçu?... »

Le sermon sur l'immolation disaac continue la série du carême de Césaire ^ Interprétant le Toile filium tuum quem diligis, Isaac, l'orateur débute ainsi : « Abraham offrant son fils Isaac sur la montagne sainte est le type de Dieu le Père, tandis que Isaac est la figure du Sauveur. Le vovez-vous ce Sauveur qui porte le bois de son sacrifice ? Oh î qu"il représente clairement le Christ montant au Calvaire, chargé de sa croix ! Aujourd'hui la croix est un monument de puissance, car, par elle, le démon est vaincu, lunivers exulte, la grâce descend du ciel».

En Rébecca, l'évèque d'Arles voit l'Église ; en Jacob et Esaû, le bien et le mal '-.

« Isaac a prié et l'Eglise a donné des enfants. Parmi >eux, il y en a de bons, de chastes, de miséricordieux, mais aussi de méchants, de cupides, d'impies. C'est comme dans le sein de Rébecca une sorte de collision entre des adversaires. Aimez-vous les choses

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