‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 113 sur 153 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

mystique. Tous les Pères avaient cédé au courant et notre saint n'invente aucune règle nouvelle d'exégèse. Mais il présente sous un jour personnel ce qui lui était fourni par la tradition. La piété le guide, la satisfaction d'une partie de son peuple confirme le choix de son programme et l'éclectisme de ses commentaires le place en un rang à part. Moins prolixe que le Grec, évitant l'ampleur emphatique du Romain, il reste Gaulois.

L'épisode biblique de Samson a fourni à Césaire le thème de deux sermons déjà publiés ; l'homéliaire d'Épinal en contient un troisième, entièrement inédit, quiporte en traits non méconnaissables la marque de son origine césarienne'. « Le lion de Samson représente Jésus-Christ, dit Césaire. 11 a un rayon de miel dans sa bouche. Qu'y a-t-il de plus doux, en effet, que le Verbe de Dieu, quoi de plus fort que sa main droite ? — Ce lion peut aussi figurer le peuple des Gentils quia eu le don de la foi. Au début, corps de vanité, il devient ensuite le corps du Christ où les Apôtres, semblables à des abeilles, enfermèrent le miel de la sagesse, les fleurs divines et de la rosée céleste. Quant à Samson, il est la figure des Juifs qui ont tué le Christ au moment où il désirait de s'unir à l'Église. Par la mort du lion de Juda, Jésus-Christ a scellé ce pacte d'union. Il est vaincu et il est vainqueur : regardons-le sur la croix et à la résurrection. Il est lion et lionceau parce qu'il est égal au Père et Fils du Père. Il est Sauveur, car il descend aux enfers, délivre les captifs et nous conduit à la vie éternelle, w

Les discours de Césaire sur des récits suivis du

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