Doni Moriu, Revue bénédictine, t. XXIII, p
Nouveau Testament sont relativement rares. Il semble qu'il est peu à l'aise sur ce terrain. C'est ce qui donne un certain intérêt aux inédits tirés du manuscrit d'EpinaU. La parabole du bon Samaritain est médiocrementdéveloppée, de mèmecelledu prodigue.
Cependanton trouve dans celle-ci une glose mvstique et des réflexions dignes d'être notées.
(( L'homme qui a deux enfants, c'est Dieu. Les fils svmbolisent les Juifs et les Gentils. S'éloi^nant de leur Créateur, vivant avec les débauchés, les Gentils servirent les démons et dissipèrent la substance paternelle, c'est-à-dire la sagesse, lajustice, la force, la tempérance. Un jour, ne voulant plus vivre comme les pourceaux, le prodigue revint à lui-même pour se nourrir de Jésus-Christ Nous aussi, nourrissons-nous des Saintes Ecritures, rejetant les livres profanes où nous mangerions les gousses que mangeaient les pourceaux. Ces pages des séculiers peuvent briller, mais elles ne sont pas saines; elles résonnent et font du bruit, mais elles n'apportent aucun profit à l'âme. ))
Nous allons retrouver la caractéristique de Césaire dans un groupe d'allocutions qu'on appelle « Admonitions )) : c'est le genre où il excelle et qui tient une place considérable. Les trois évêques Cvprien, Firmin et Vivence, qui ont composé le Livre I delà Kita, énumèrent les Admonitions prononcées à certaines fêtes et à certains jours, pour des personnes diverses et des vices prédominants -,
Ces pièces vérifiées constituent une source des