‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 115 sur 153 · Dom Morin, Revue bénédictine^ t. XXlII.p. 35o et seq · texte numérisé non relu

Dom Morin, Revue bénédictine^ t. XXlII.p. 35o et seq

2. Lib. I. cap. V, 4 1 :<iPrxdicafiones congruas festivitatibus et locis. contra ebrietatis ctlibidinismalum, contra aruspices, contra calendarum paganissimos ritus, etc.. »

plus abondantes informations sur le prédicateur et le siècle où il vit et les gens qu'il catéchise et les mœurs de l'époque et la situation de l'Eglise. Rien ne nous apprendra mieux l'étal général dans lequel Césaire exerça ses fonctions pendant plus de quarante ans.

Le paganisme ne comptait plus ofTiciellemenl, au vi^ siècle, mais la conversion à l'Evangile n'avait pas beaucoup modifié la corruption humaine. Partout l'évêque rencontre le péché qui détruit le temple de Dieu et la demeure du Saint-Esprit. Voyons, en suivant row:lre de la Vita, comment il l'attaque.

Les anciennes fêtes publiques se continuaient dans la ville et surtout dans les campagnes. Avec elles c'étaient des souvenirs offensants pour l'Eglise et des actes licencieux. Césaire réprimande ceux qui délaissent les assemblées chrétiennes, afin de pouvoir se rendre commodément aux spectacles. « Vous avez promis au baptême, leur dit-il, de renoncer au démon, à ses pompes et à ses œuvres. En même temps que vous preniez cet engagement, le prêtre l'inscrivait sur les registres. Et aujourd'hui, oubliant vos serments, vous fréquentez des lieux honteux et vous prenez plaisir à ces fêtes mondaines où l'on se livre à tous les crimes. La vertu de foi consiste h croire vrai ce que Dieu a révélé, mais il faut de plus montrer ses œuvres. Le mot foi vient de faire {?). Vous devez donc traduire en actes vos croyances, si vous voulez être sauvés'. ;>

Les jeux sanglants des arènes ou du cirque et les représentations théâtrales déshonnêtes étant classés parmi les péchés punissables du feu éternel, Césaire

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