I. Appendix, 26.Î
les blâme énerglquement ; mais une fête contre laquelle il s'élève plus fort encore, dans deux A-clmonitions, c'est celle des calendes de janvier^. Le premier de janvier rappelait le dieu Janus et se célébrait avec des déguisements, des réjouissances, des débauches qui remontaient aux temps lointains de la zoolatrie. Pour faire échec à ces mascarades que nous avons conservées en les transportant au Carnaval, l'Église institua un Triduum de jeûne.
A cette occasion, Tévêque d'Arles exhorte ainsi les fidèles : « Janus était un homme perdu et sacrilège. Ayant atteint le sommet du pouvoir, les hommes l'honorèrent comme un Dieu. Son double visage regarde l'année qui finit et celle qui commence. Les folies des païens, des paysans, au sujet de ce triste culte de mascarade, dépassent toutes les monstruosités. On en voit qui se déguisent en cerfs et en génisses; d'autres mettent des têtes d'animaux et crient comme des ours. Ils n'ont plus la forme d'homme, ils n'en ont plus le cœur. Ce qui est plus honteux, ce sont les travestissements féminins. Comment des hommes à barbe épaisse peuvent-ils désirer d'être des jeunes filles?...
« L'idée d'apprêter pendant la nuit de petites tables chargées de mets, symbolisant l'abondance, l'usage de recevoir des étrennes préservatrices de tout mal, le refus de donner du feu à son voisin, le tourbillon de danse et de festins, tout cela ne constitue pas un petit péché. Les chrétiens qui observent ces coutumes ne sont pas des chrétiens. Ils doivent, au premier janvier, jeûner, prier, fuir le monde et se rapprocher de Dieu..,