Ihidem, q65, 9.6(i
Ils ressemblent aux marais qui entourent notre ville. Que pousse-t-il dans les marais, qu'y vient-il? Quelques serpents, des grenouilles, des sangsues; aucun arbre, pas de fruits. A peine de pauvres herbes sans utilité que le cultivateur brûle tous les ans.
« Le vin, compagnon de la dissolution des mœurs, est trop abondamment servi dans les cènes prolongées où circule la coupe enivrante. Sous prétexte d'amitié, on continue même la fête trois ou quatre jours, versant à boire jusqu'à épuisement du tonneau. Quelques-uns, à seule fin de multiplier les verres et d'accentuer l'ivresse, demandent des mets pimentés et des friandises salées ^ )>
Xe nous attardons pas davantage à ce tableau de l'ébriélé. Son réalisme est suffisant comme cela.
Passons à la luxure. L'analyse de cette question délicate est faite dans tous ses détails. Recueillons-en quelques-uns :
« La loi divine, mes frères, nous exhorte à éviter la concupiscence, car l'amour de ce monde produit l'inimitié de Dieu. Sovons modestes et continents dans l'intégrité de notre chair et, ainsi qu'un bon soldat du Christ, gardons notre cœur de toutes manières...
« La chasteté, nous la recommandons aux jeunes gens et nous voulons qu'ils fuient la familiarité du sexe. Aux époux, nous demandons la fidélité. L'homme, c'est la force et il doit la montrer; la femme, c'est la faiblesse, et elle doit prendre garde aux sensations passionnelles.
i< Que l'homme est malheureux de triompher de dix