I. Appendix, i3o
a. Revue bênc'dictinc, t. XIII (1896).
3. Appendix, 236, 257. — Sur le mot confession, aveu sincère des fautes, voir M. Malnory, p. 188, et M. Lejay, ch. iv, pp. 591, 59a et s.
PREDICATIONS DE CESAIRE. 201
horreur. La publicité, l'humiliation, l'aveu explicite des fautes, la réprimande solennelle de l'évêque, les vêtements de deuil, l'expulsion de la basilique, tous ces rites consacrés par l'ancien usage effravaient le pénitent. Ajoutons à cela les prescriptions qui régissaient la vie privée et les épreuves spéciales de la prière, de l'assistance fréquente aux offices, de l'ensevelissement des morts, l'interdiction du vin et de la viande... A vrai dire, cette surcharge de devoirs épouvantait. On ne peut la lire sans concevoir la répugnance de nos prédécesseurs et s'expliquer pourquoi ils s'en détournaient.
Une émouvante Admonition est celle où l'évêque d'Arles dépeint « ces pénitents hurlant leurs péchés et les accusant devant tous. Ils ne se défendent pas, ils se persécutent. Ils ne sont pas seuls au travail de leur champ, ils s'adjoignent les prières, les sacrifices, les larmes d'une multitude de coopérateurs. Aidés de ce précieux secours, ils arrachent les épines et les buissons et les ronces, et aussitôt germe une moisson de froment d'or et mûrissent des raisins spirituels. Ce cilice de poil de chèvre qui les couvre signifie qu'ils ne sont plus des agneaux. Ils se tiennent comme le publicain, les veux fixés à terre, et montrent la pesanteur de leurs crimes dans leurs supplications brûlantes d'amour. Ah ! il est consolant pour nous de voir ces pénitences publiques glorifiant le Christel détruisant le péché!... Dieu, qui pèse les mérites, admettra ceux qui les pratiquent à l'autel du ciel et récompensera leurs actes d'humilité, d'expiation, de charité ^ ».
Malgré ses instincts fort accentués de traditiona-