‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 133 sur 153 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

Cependant, pour éclairer le cadre de la théologie morale et dogmatique du saint prédicateur d'Arles, il nous reste à signaler deux points intéressants. Le premier est l'onction des malades. « Si quelqu'un est atteint d'infirmité, qu'il reçoive le corps et le sang de Jésus-Christ et qu'ensuite on fasse des onctions sur lui, selon qu'il est écrit dans l'apôtre saint Jacques : La prière des prêtres sauvera le malade et, s'il est dans les péchés, ils lui seront remis. Puisque deux biens peuvent être trouvés dans l'église, la santé du corps et la cure de l'âme, pourquoi s'adresser aux enchanteurs, aux devins, aux sources, aux arbres, aux phvlactëres diaboliques, aux aruspices et aux sortilëo-es^ ? »

La dernière remarque digne d'être notée ici regarde la messe, la liturgie, la communion.

(( Assistez jusqu'au bout aux saints mystères, restez à la fraction qui est l'acte suprême du sacrifice-. S'il faut être en tous temps ornés de vertus et purs de cœur, c'est surtout à la veille des solennités où la réception de l'Eucharistie est de précepte. Considérez, mes frères, avec quel empressement les puissants de ce monde célèbrent leur anniversaire. La maison est blanchie, le parterre est purifié, les consoles sont garnies de fleurs. On met tout ce qui procure la joie du cœur et les délices du corps. Si donc onprépare ces choses pour un mortel, que ne doit-on pas faire pour le Dieu éternel? Certes, il faut se parer de beaux habits pour recevoir Jésus-Christ, mais c'est

1. Appendix, 265, — Sur cette question voir les documents si pre'cis de M. Lejay, Rôle théologique de Césaire, pp. 606,607, 608^ et Doin Morin. Revue bénédictine, t. XIII (1896).

Page 1