‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 134 sur 153 · Appendix · texte numérisé non relu

Appendix

rame principalement qui doit fleurir de vertus et briller des perles de la charité^.

(( Préparez-vous à la communion par des prières, le jeûne et l'aumône, purifiez vos consciences, gardez vos cœurs, qui sont l'autel de Dieu. Enfin je vous exhorte à faire ce que je vois pratiquer souvent, au moment de communier. Que tous les hommes lavent leurs mains, et que toutes les femmes déploient un linge blanc pour recevoir le corps du Christ sur la main ou sur le linge blanc. Comme les hommes lavent leurs mains avec l'eau, ainsi qu'ils lavent leurs âmes avec l'aumône et, pareillement, comme les femmes déploient leur linge blanc pour y recevoir le corps du Christ, qu'elles se présentent avec un corps chaste et un cœur pur'~. »

De ce chapitre il ressort que Césaire a l'influence, la culture, la discipline d'un entraîneur. Sa doctrine est celle des théologiens, ses maîtres, que nous connaissons. Néanmoins il v met une application toute personnelle. Familier, condescendant, didactique, il a la brièveté, la clarté, la chaleur, la précision d'un Français et aussisa bonhomie. Vivant au milieu de son peuple, il se dépense pour lui, pour son bien et combine avec l'ardeur du missionnaire la miséricorde du pasteur.

Artiste, philosophe, moraliste, psychologue, Césaire est tout cela dans sa prédication. On sent son émotion, on voit qu'il vibre, on devine que ses auditeurs charmés l'encouragent. Avant tout, il est instituteur, prêcheur, apôtre.

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