Inferno, c. IX. v. iia-ii
3. Otia imperialia, III Decisio, c. xc : de ccmeterio Elisii Canipi et illuc advectis..., t. I, p. 190.
4. Lib. I, cap III, 20 : « Manuque propria eu sudore con- Mruxerat.,.
géants, s'attaquant à son œuvre de prédilection, renversèrent les murailles et se servirent des matériaux pour former leur camp. Tout fut anéanti en cette année 5o8 !
A.près le départ des envahisseurs, le saint se remit au travail et recommença ses constructions sur le même emplacement que la première fois — instar prions normœ. — Le 26 août 5 1 3, on fit la dédicace du monastère sous l'invocation de saint Jean. C'est seulement plus tard qu'il commença à être désigné par le nom de son fondateur. L'installation du couvent de Saint-Jean, aux Alvscamps, ne fut pas définitive. Il semble par un texte de la Plta qu'il fut bientôt transféré dans la ville, à l'abri des remparts, près du théâtre, dans le quartier le plus rapproché du lieu abandonné. D'après Messien et Etienne, en effet, le feu prit « dans la ville, à la maison d'un nommé Jean, voisin des religieuses. Poussé par le vent, l'incendie gagna le monastère qui touchait, et il menaçait de tout brûler. Les servantes de Dieu sont dans l'effroi. Ne pouvant rompre la clôture, elles pensent aux citernes qu'elles ont fait creuser en cas de siège et, les voyant sans eau, s'y réfugient avec leurs effets. Césaire, prévenu du danger, a vite fait de franchir le court espace qui le sépare de ses filles et se montre au-dessus des remparts par où il était venu, bénit la flamme, prie, rassure tout le monde ^ ».
Pour fixer la date précise et les motifs de la translation du monastère, il faudrait une longue étude
I. Lib. II, cap. II, 21. — Cf. /^ita Rusticidx. De quehjues passages de celle Fifa on peut déduire aussi qu'au vi^ siècle, il y avait, en ville, un couvent de religieuses de Césaire.
critique que la nature de notre œuvre présente nous oblio^e à laisser au futur historien de l'abbaye de Saint-Césaire.
Celle-ci était située sur la lisière intérieure des remparts, au prieuré de Saint-Jean-de-Moustier, très curieux par l'antiquité de ses sculptures. Elle s'agrandit, ensuite, vers l'aile de Saint-Biaise, mais n'en continua pas moins de posséder dans le cours des siècles l'emplacement primitif et la basilique de Sainte-Marie ^ .
Cette basilique avait trois nefs : saint Jean et saint Martin tenaient les côtés ; au milieu, le titulaire était la Vierge. Pour ôter tout souci de sépulture aux habitantes du monastère, le fondateur avait fait disposer, sur le pavé de l'église, de grandes tombes en pierre autour de celle qu'il s'était réservée pour luimême ~.
L'arche étant construite, le nouveau Noé, comme parle Cyprien, y fit venir les colombes. Ce fut d'a-
I. Archives des Bouches-du-Rhône . Fonds de V abbaye de Saint-Césaire. « En 782, le monastère fut détruit par les Sarrasins. Rostang, archevêque d'Arles, le re'tablit Tan 897... » « Le premier monastère fut d'abord bhi aux Alyscamps, et plus tard, à cause des guerres, fut édifie' dans la ville d'Arles... », — « L'an i36o, du temps des guerres, le monastère, qui e'tait hors la ville, fut transfe're' au prieure de Saint-Jean de Moustier qui en dépendait, où il subsiste aujourd'hui... On construisit une autre église, à côté de Saint-Jean, sous le titre de Saint-Biaise. C'est aujourd'hui celle du monastère. »
Arles, Bibl. de la ville, Mss, Fonds Véran. « Les religieuses de l'abbaye de Saint-Césaire s'enfermèrent dans Arles au ix^ siècle, au moment des dévastations sarrasines. mais, après, elles retournèrent aux Alyscamps, puis revinrent entre la porte de l'Aure et Téglise de la Major. »
Archives des Bouches-du-Rhône. Saint-Ce'saire. Privilèges, no 4.