‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 16 sur 153 · I. et Rauck, Kirchengeschichte Deutschlands^ t. I · texte numérisé non relu

I. et Rauck, Kirchengeschichte Deutschlands^ t. I

laissé des traces de leurs chutes dans cet état incertain de volonté î Ce qui faisait chanceler beaucoup de communautés gauloises de cette époque, c'était l'imprécision des règles, le défaut d'autorité abbatiale, l'instabilité des cœurs.

Lérins et Saint- Victor réagirent dans le sens de la régularité et furent un grand progrès sur les agrégations de saint ^Martin.

L'exemple de Lérins, en pénélrantl'âme deCésaire, s'étendit à l'abbaye suburbaine d'Arles. Homme de tête et de résolution, l'abbé garda le silence, observa, ensuite rédigea une règle qui est heureusement parvenue jusqu'à nous K Evidemment les idées réformatrices qu'il y émit proviennent des principes ascétiques de Lérins. L'auteur, on n'en saurait douter, a pris pour base les coutumes de son ancien couvent. Il a condensé la pensée de ses maîtres etl'a coulée dans vingt-six articles que précède une brève, lumineuse et pathétique exhortation. La règle de Césaire aux moines a été dictée à Tétradius, prêtre, neveu du saint. Avant de l'adresser, comme évêque-, à tous les monastères de sa juridiction, il l'a imposée d'abord comme abbé de son île suburbaine. Cela ressort du titre et de l'exorde même du document.

Les premières lignes aussi bien que les dernières parlent de stabilité, de persévérance, comme condition d'entrée pour les moines dans le couvent. Etre fidèle à sa conversion, aux engagements pris, d'une part; devenir pour les religieux l'autorité souveraine, la loi vivante, attirer les volontés, les maintenir,

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